L'anneau fonctionne comme une piste sans frottement : un flux de matière lourd est accéléré autour de la planète plus vite que la vitesse orbitale, si bien que sa poussée vers l'extérieur soutient l'anneau contre la gravité. Des plateformes immobiles chevauchent ce flux par voie électromagnétique, et des câbles peuvent être déployés depuis l'anneau jusqu'à des points fixes de la surface — donnant en pratique à la planète une multitude de courts ascenseurs spatiaux à la fois.
Cela change tout dans l'accès à l'orbite. Des lanceurs de masse répartis sur l'anneau projettent du fret vers d'autres mondes ; des boucles de lancement accélèrent des véhicules jusqu'à la vitesse de libération ; des habitats s'égrènent sur toute sa longueur. Là où un ascenseur spatial n'est qu'un fil unique, un anneau orbital est un véritable territoire — la première mégastructure qu'une civilisation habite plutôt que de simplement utiliser.
Le modèle montre la bande équatoriale se refermant autour de la planète au barreau de l'anneau orbital de l'ascension de Type I, avec des modules d'habitat et des nœuds de lanceurs de masse espacés tout du long et des câbles rayonnants descendant vers la surface.
Un anneau orbital est une mégastructure qui encercle une planète entière au-dessus de l'atmosphère, soutenue par un flux interne de matière à grande vitesse. Il porte des habitats, des lanceurs de masse et des câbles descendant jusqu'à la surface.
Un ascenseur spatial est un câble unique ancré en un point de l'équateur. Un anneau orbital couvre tout l'équateur et peut déployer de nombreux câbles à la fois ; il agit donc comme un réseau planétaire de courts ascenseurs, doublé d'une plateforme de lancement et d'habitation.
Il est autorisé par la physique connue et, contrairement à un ascenseur spatial, n'exige pas de matériaux exotiques ultra-résistants — mais il réclame un soutien actif permanent et un effort de construction colossal, ce qui le place à la portée d'une civilisation planétaire (Type I) avancée.